Entre 3 et 16 semaines, le cerveau du chiot est particulièrement "plastique" et enregistre les expériences comme référentielles (normales et sûres). Après 16 semaines, les nouvelles expériences sont traitées avec plus de méfiance. Ce n'est pas absolument irréversible, mais le coût en temps et en effort est dix fois plus important pour des résultats équivalents.
Humains variés : adultes, enfants, personnes âgées, personnes en uniforme, barbus, avec chapeau, avec parapluie. Animaux : autres chiens (vaccinés), chats, éventuellement oiseaux. Environnements : ville, campagne, voiture, transport en commun, ascenseur, escaliers, planchers glissants. Bruits : aspirateur, tonnerre, feux d'artifice, ambulance, musique, foule. Manipulation : pattes, oreilles, gueule, queue, griffes — habituation à l'examen vétérinaire.
Objectif : exposer le chiot à 100 situations variées entre 8 et 16 semaines. Chaque exposition doit être positive (associée à une friandise, des félicitations) ou au moins neutre. Une seule exposition traumatisante peut créer une phobie durable. Si le chiot montre des signes de peur (recul, oreilles basses, queue entre les pattes), réduisez l'intensité du stimulus.
Le risque de ne pas socialiser un chiot est souvent supérieur au risque d'infection virale. Les cours chiots (puppy classes) dans des environnements désinfectés entre les séances sont recommandés par les vétérinaires comportementalistes dès 7-8 semaines. Les promenades dans des zones à faible densité de chiens inconnus sont possibles.
Les interactions avec d'autres chiens apprennent la communication inter-canine : codes de langage corporel, inhibition de la morsure, tolérance à la frustration. Ces apprentissages ne peuvent pas être compensés par les interactions humaines seules.


