Le terme colique désigne toute douleur abdominale chez le cheval. Derrière ce mot simple se cachent des situations très variables, de la simple indigestion résolue en une heure à la torsion d'intestin qui tue en moins de six heures.
Signes à surveiller
Un cheval en colique peut se coucher et se relever fréquemment, se regarder les flancs, gratter le sol, transpirer, refuser de manger ou se rouler avec violence. Ces signes, même discrets, imposent un appel vétérinaire immédiat. Ne jamais attendre « pour voir ».
Ce qu'il faut faire (et ne pas faire)
Faites marcher le cheval lentement si cela le calme — mais jamais de façon forcée. Ne lui donnez ni aliments ni eau en attendant le vétérinaire. Évitez les antidouleurs sans avis vétérinaire : masquer la douleur peut faire passer à côté d'une complication. Chronométrez la fréquence des crises et notez les bruits intestinaux.
Les coliques chirurgicales
Environ 10 % des coliques nécessitent une intervention chirurgicale (déplacement de côlon, torsion, étranglement herniaire). Les signes d'alerte : douleur non contrôlée par les antispasmodiques, absence totale de bruits intestinaux, muqueuses violacées, état de choc. Le pronostic dépend directement de la rapidité de prise en charge — toute heure perdue aggrave le pronostic.
Prévention
Alimentation fibreuse (fourrage de qualité à volonté), eau disponible en permanence, exercice régulier, transition alimentaire progressive et vermifugation raisonnée sont les cinq piliers de la prévention des coliques.



