Les strongles (Cyathostomins et grands strongles) sont les principaux parasites internes du cheval. Pendant des décennies, la vermifugation trimestrielle systématique était la norme. Elle a conduit à une résistance croissante aux benzimidazoles (fenbendazole, oxibendazole) dans de nombreux élevages.
La coproscopie : base du protocole raisonné
La coproscopie (analyse des matières fécales) permet de quantifier la charge parasitaire de chaque individu (résultat en Œufs Par Gramme — OPG). Un cheval avec OPG inférieur à 200 n'a pas besoin d'être vermifugé. Seuls les « grands excréteurs » (OPG > 500) nécessitent un traitement. 20 % des chevaux excrètent 80 % des larves — traiter tous les chevaux également est inutile et contre-productif.
Molécules disponibles et résistances
Trois familles en France : benzimidazoles (faible efficacité dans les élevages avec pression d'usage importante), tétrahydropyrimidines (pyrantel), macrolides cycliques (ivermectine, moxidectine — seule molécule active sur les larves enkystées). La moxidectine et le praziquantel restent actifs sur les grands strongles et le ténia.
Fréquence recommandée
2 à 4 traitements par an maximum pour les grands excréteurs, après coproscopie de contrôle 14 jours post-traitement pour évaluer l'efficacité. Un traitement systématique à la moxidectine en automne (larves enkystées) et un traitement au printemps restent conseillés dans les élevages collectifs.



